Une démarche éco-responsable : pourquoi je ne communique pas dessus !

Mis à jour : avr. 23

L'anecdote du packaging des marque-pages :

Ces derniers jours la température extérieure m'a permis de reprendre le chemin de l'atelier. Programme de la semaine : refaire du stock de marque-pages (pour le site, mon atelier-boutique, les boutiques partenaires).


Qui dit produit dit " Packaging ". En ouvrant mon fichier DAO pour les marque-pages, je suis tombée sur mes premiers porte-produits et cela m'a ramené quelques années en arrière à ma période " couveuse d'entreprises " (phase pré-immatriculation d'entreprise).

J'avais alors intégré une boutique de créateurs locale.


La communauté des créateurs est aussi une communauté d'entraide où celles et ceux qui ont plus d'expérience aide les nouveaux à se lancer, à grandir.

Lors de cette première expérience " boutique de créateurs ", mes présentoirs, visuels... étaient donc tous relus avec bienveillance.



La réflexion qui m'avait été faite sur celui-ci (celui de gauche) était que mettre " Réalisé avec des chutes de bois précieux " n'était " pas très vendeur ", que ça faisait un peu " fait avec mes poubelles ".

Quelques années plus tard ( à peine 4), mes porte-produits ont subit un lifting mais cette notion de " chutes " figurent toujours voire c'est un argument à mettre en avant. Est-ce que ma collègue avait tort il y a 4 ans : pas forcément. C'est l'air du temps qui a changé tout simplement.


Bref, mes marque-pages étaient, sont et seront toujours faits avec des chutes de bois de carrelets utilisés initialement pour d'autres produits.

L'éducation que mes parents m'ont transmis :

J'ai eu la chance de grandir dans une famille où je n'ai jamais manqué de rien mais l'enfance avait été un peu plus raide pour mes parents. On m'a donc toujours appris que l'on ne gâche pas : le fameux " C'est pas Versailles ici ".


Chez mes parents, on mange les légumes et les fruits du jardin. Le surplus de production du jardin est partagé avec les voisins, la famille et / ou part en conserve pour en avoir toute l'année. Ah les soirées écossage de haricots, de petits pois, les confitures....


De la même manière, on m'a appris à ne pas gaspiller l'eau, à finir ce qu'il y a dans l'assiette.


Quand les choses sont réparables, on répare.


Concernant les fringues, bien avant les vide-greniers et Vinted, les habits passaient de soeur en cousine et de cousine en sœur. Mais à l'époque (années 90 ce n'est pas si loin), c'était mal vu. Et les chaussures allaient chez le cordonnier et non à la poubelle. Les torchons étaient faits à partir des vieux draps ou autres tissus.


Il n'est pas utile de multiplier les exemples : je pense que vous comprendrez l'esprit.


Pourquoi je communique peu sur ma gestion des ressources ?

Tout simplement parce que la gestion des ressources n'est pas le fruit d'une prise de conscience récente. Dans mon cas, il s'agit :

  • d'une éducation que l'on m'a transmise ;

  • de souvenirs d'ado qui m'ont marqués comme par exemple, le tri sélectif à 4 poubelles dans les cours d'écoles allemandes dans le milieu des années 90 et nous, petits français étions tout paumés devant la signification des couleurs des poubelles ;

  • ou encore de mes années " Fac de géographie" : j'avais des modules de " Géographie de l'environnement". J'ai notamment travaillé en 2001 sur un dossier " Vers une croissance écologique : Utopie ou réalité " avec trois études de cas :

  • la TWINGO SMILE (prémices des voitures éco-responsables) ;

  • Les Tortues dans les îles Galapagos ;

  • La disparition du Lac Baïkal.


Communiquer sur la gestion raisonnée des ressources est compliqué pour moi car c'est un peu comme si je vous expliquais que je dis " Bonjour à la dame parce que c'est poli " .


Je n'applique pas autre chose dans ma vie d'entrepreneur que ce que j'applique dans ma vie tout court.


Donc je ne jette pas un bout de bois si je peux en faire autre chose. Dans l'atelier-bois, il y a des casiers entiers de chutes des bois triés. Ma seule limite est la compatibilité avec la dangerosité des machines en fonction de la dimension du morceau de bois.

Les chutes de bois européens non traités, non collés sont gardées pour allumer la cuisinière à bois de la maison. Et la bouilloire qui est sur la cuisinière sert à avoir de l'eau chaude pour la vaisselle ( ah oui à la maison on fait encore la vaisselle à la main et on étend le linge sur le fil).

Mes vêtements d'atelier sont mes anciens vêtements. Et lorsqu'ils ne sont vraiment plus portables, je récupère dessus les parties encore utilisables soit pour des vêtements futurs soit pour les transformer en trousse à outils (Photo à venir).


C'est également dans cet esprit que je couds l'essentiel des packagings produit en tissu. Mais là je vous renvoie à cet autre article du blog (lien ICI).



Bois européens Vs Bois exotiques :

Je sais que c'est un sujet qui peut être sensible mais, comme souvent, les choses sont bien moins simples qu'il n'y parait.


Afin d'être le plus respectueuse possible des convictions de chacun, que ce soit sur le site ou sur mes étiquettes produits, l'origine et la catégorie des bois est notée.

Mes stands sont montés de telle manière à ce que la distinction des différentes catégories de bois (européens, exotiques, précieux) soit la plus claire possible.

J'ai également largement augmenté ma sélection de bois européens.



Mais la réalité des choses est qu'il est plus facile d'acheter du bois exotique que du Chêne ou du Hêtre et ce, même en vivant au milieu de la plus grande forêt domaniale de France. La raison est simple :

  • le chêne part par container entier en Chine pour revenir sous forme de " Meubles en chêne Français " mais fabriqué à bas coût. Donc ce meuble en Chêne français a parcouru un aller -retour en bateau France / Chine.

  • Le hêtre part en camion vers l'Europe du Sud et les trajets allers contient des meubles ou autres produits finis.

Pour ma part, j'utilise dès que possible du chêne de récupération comme par exemple une vieille vitrine de commerce en bois.


Concernant les bois exotiques, mon revendeur fait parti d'une filière responsable tant au niveau des ressources que des hommes.

De plus, il existe une règlementation internationale sur le commerce des bois (Lien ICI : https://cites.org/fra/news/pr/2008/040208_timber-officer.shtml) et je travaille dans le respect de celle-ci.



Pour conclure de manière simple : je travaille comme je vis :

  • je ne gaspille pas parce que ce n'est pas comme ça que j'ai été élevée ;

  • j'ai à cœur de vous proposer des produits de qualité (y compris pour les produits les moins chers) pour qu'ils vous accompagnent longtemps ;

  • je développe des produits multi-usages et interchangeables (vous en découvrirez plus au fil du temps).


Aurélie






























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